Ce que promet la caution
Quand le tribunal libère une personne avec une caution, vous signez l’ordonnance et promettez de payer une somme fixée si la personne ne respecte pas les conditions. Le plus souvent, rien n’est payé sur le moment; c’est une promesse. Le tribunal peut aussi exiger un dépôt en argent.
Vous devenez surveillant : vous veillez à ce que la personne se présente au tribunal et respecte chaque condition, comme un couvre-feu, l’obligation d’habiter chez vous ou d’éviter certaines personnes.
Ce que le tribunal examine
- Votre lien avec l’accusé et votre capacité réelle de le surveiller (même domicile, horaires, distance).
- Votre compréhension des accusations, des conditions et du risque financier.
- Votre propre casier et toute accusation en cours contre vous.
- Le fait que la somme engagée vous appartient réellement, pour que la promesse ait du poids.
- Le tribunal interroge habituellement la caution proposée lors de l’enquête. Apportez une pièce d’identité et une preuve de revenus ou de biens.
Si l’accusé ne respecte pas une condition
Vous devez appeler la police si la personne manque à une condition. Vous n’êtes pas accusé pour son manquement, mais la Couronne peut demander la confiscation de la somme engagée selon les articles 770 et 771 du Code criminel. Le juge décide du montant, en tenant compte de ce que vous avez fait pour surveiller et signaler.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une caution?
C’est une personne qui promet au tribunal de surveiller un accusé mis en liberté et de payer une somme fixée si l’accusé ne respecte pas les conditions.
Dois-je payer pour être caution?
Habituellement pas au moment de la mise en liberté. Vous promettez une somme qui peut être confisquée en cas de manquement. Le tribunal peut aussi exiger un dépôt.
Puis-je cesser d’être caution?
Oui. Selon l’article 766 du Code criminel, vous pouvez demander d’être libéré. L’accusé est alors remis sous garde jusqu’à une nouvelle ordonnance, souvent avec une autre caution.
Qui ne peut pas être caution?
Le tribunal décide au cas par cas. Les personnes accusées, ayant un casier grave ou incapables de surveiller réellement l’accusé sont souvent refusées.
Sources
- Code criminel, art. 515 (ordonnances de mise en liberté)
- Code criminel, art. 766 (libération de la caution)
- Code criminel, art. 770 et 771 (confiscation)
- Code criminel
Information générale sur le droit canadien, et non un avis juridique sur votre situation. Les règles changent et varient selon la province : parlez à un avocat de votre dossier.
Comment cesser d’être caution